Les reliquaires de Notre-Dame-de-La-Major

Reliques et reliquaires restaurés de Sainte-Rusticule, Come et Damien, dans l'église de la Major à Arles

Les reliquaires de Notre-Dame-de-La-Major

Visite-conférence effectuée par Marie-Rose Bonnet et Emmanuelle Forestier le 17/01/2026 dans le cadre des activités proposées par les AST (association des Amis de Saint-Trophime).

Le 31 juillet ont été remis par E. Forestier, en présence de Dom Maurice et dom Pierre Auguste, de S. Asport, adjointe au Patrimoine, de C. Nani, de J. Gondat, d’A. Arnal présidente des A.S.T. et des membres du bureau de cette association, les reliquaires de sainte Rusticule et des saints Côme et Damien.

Les reliquaires, écrins pour des reliques sacrées, sont bien souvent de véritables œuvres d’art. Madame Forestier les a rénovés, ce dont elle vous parlera ensuite, les A.S.T. ayant financé cette opération. Je vais donc vous présenter maintenant, rapidement, qui étaient ces saints, la partie la plus intéressante étant bien entendu l’explication du travail fourni sur ces deux reliquaires.

Le culte des reliques : entre tradition et controverses

Au XXIe siècle, la sensibilité aux reliques est apparemment moins importante qu’elle ne l’était dans les siècles précédents. À y considérer d’un peu plus près cependant, cette affirmation n’est peut-être pas aussi catégorique, je pense notamment aux grands sanctuaires lieux de pèlerinage qui attirent toujours autant de pèlerins actuellement.

Mais à Lourdes par exemple, on ne va pas vénérer des reliques témoignant de la présence « physique » de Bernadette dans la ville. Le culte des reliques concerne plus la mentalité médiévale. Or, assez paradoxalement, certains, dans le haut Moyen Âge, ne leur étaient pas favorables, témoin Vigilance de Calagurris, prêtre du Comminge à la fin du IVe siècle,

le culte adressé aux martyrs est emprunté aux manifestations cultuelles de la Rome païenne et est entaché d’idolâtrie. Les baisers apposés sur les reliques, les processions de reliques dans les églises et dans les rues, les prosternations devant les reliques, l’utilisation de linges précieux pour envelopper des cendres, ce sont là des rites païens.

Et le sacrilège est d’autant plus patent que ces rites sont pratiqués au cours de la liturgie chrétienne : on est donc en présence d’une modification du rituel de la liturgie.

 

Les défenseurs du culte des reliques

À contrario, Jérôme (né en 340 à Stridon, en Dalmatie – actuelle Croatie, mort en 420 à Bethléem en Palestine, il est connu pour sa traduction de la Bible en latin, la Vulgate.) ou Augustin sont d’un avis contraire.

À partir des IVe-Ve siècles débutent les translations de reliques. Le culte des martyrs commence dans les catacombes avec le pape Damase. Jérôme aborde ce culte des reliques dans son traité et Augustin, en 421, dans De cura pro mortuis gerenda, reconnaît que les saints peuvent protéger les morts.

Dans la Cité de Dieu (Livre X), ce culte amène au Christ ressuscité. Augustin a foi en la Résurrection, il constate les miracles réalisés par les reliques. Pour lui, le christianisme est une religion de la vie, non de la mort. Et si l’on vénère les reliques, on rend un culte à Dieu.

Des autels vont être alors construits sur les tombeaux des martyrs, là précisément où se trouvent les reliques. Par la suite, des morceaux, parfois infimes, de reliques vont être donnés, les plus précieux étant la tête, bien sûr, mais aussi les bras et les mains, avec lesquels les saints bénissaient et guérissaient, car vecteurs de la virtus divine.

 

Les reliques et le pouvoir au Moyen Âge

Durant le Moyen Âge eurent lieu de nombreuses translations qui « s’inscrivent en effet dans une construction de la topographie sacrée urbaine et constituent des indicateurs précieux sur les enjeux du pouvoir dans la société médiévale ».

Pouvoir royal, seigneurial puis communal assument leur rôle face au clergé et au peuple, l’enjeu étant d’importance. Posséder des reliques permettait d’agrandir son autorité tout en consacrant un autel, et lorsque miracle il y avait, cela donnait du prestige au monastère ou à l’église que les possédait, d’où plus d’aumônes et de donations.

Le pouvoir terrestre est ainsi soutenu par le pouvoir surnaturel. Et lorsque le peuple les réclamait, et les acceptait, elles étaient légitimées, car Vox populi, vox Dei. Une société était fédérée autour d’elles !

Mais il ne faut pas oublier que la présence du saint à travers ces fragments était effective, que ce dernier était ainsi « vivant ». Les reliques témoignaient donc d’un espace sacré qu’elles contribuaient à sacraliser, témoignaient de la vie après la mort.

 

Saints Côme et Damien

D’après M. Baudat,

Il y avait un autel dédié aux saints Cosme et Damien à la Major au début du XVIIe siècle, et des reliques conservées dans une jambe d’Argent. En 1647 le vocable de l’autel change en saint Martin mais le souvenir des saints Cosme et Damien sera conservé dans le retable en personnages secondaires de saint Martin.

La jambe reliquaire sera fondue comme bien d’autres reliquaires en 1709 et les reliques transférées dans le reliquaire actuel. Je ne sais pas comment ces reliques sont arrivées à Arles mais elles étaient liées à un autel secondaire de la Major et conservées depuis au moins le tout début du XVIIe siècle.

Si l’on en croit J. de Voragine, Côme < cosmos, modèle, orné. Pour Isidore, cosmos, en grec = pur. Damien < dama, daim, bête timide et douce ; mais aussi < dogme, doctrine et d’ana, en haut, ou de damum, sacrifice ; autre hypothèse : < main de Seigneur.

Reliques et reliquaires restaurés de Sainte-Rusticule, Come et Damien, dans l'église de la Major à Arles

Reliquaire de saint Côme et saint Damien Sculpture : bois : doré, inscrit au titre objet le 30.03.1981.

Jumeaux arabes, ils sont nés à Égée, petite ville entre la Turquie et la Syrie, aux alentours de 270 après J.-C. Leurs parents, chrétiens, ont eu trois autres garçons. Côme et Damiens furent des médecins thaumaturges (= qui font des miracles), diplômés de médecine en Syrie.

Ils pratiquèrent la médecine en Cilicie, au sud de la Turquie. Médecins, guérisseurs anargyres, ils intervenaient gratuitement, d’où le terme (le mot qualifie les saints thaumaturges chrétiens qui, contrairement aux médecins, exerçaient leur talent de guérisseur sans être payés.) Ils accomplirent quelques miracles, dont la greffe d’une jambe.

Ils sont surtout connus pour avoir greffé la jambe d’un Éthiopien nouvellement enseveli, au sacristain de l’église Saint-Côme-et-Damien que le pape Félix avait fait construire. C’est durant son sommeil que les deux médecins apparurent au sacristain dévoré par la gangrène.

Ils portaient avec eux des onguents et des instruments de chirurgie. Les artistes ont reproduit avec bonheur cette scène en montrant le sacristain pourvu de sa nouvelle jambe noire, à côté de sa jambe blanche. Ils sont généralement représentés portant l’habit de leur profession.

À cette époque – nous sommes sous Dioclétien -, les chrétiens sont persécutés, et les deux jumeaux n’échappent pas à ce sort. Refusant de renoncer à leur foi, ils sont torturés par ordre du proconsul Lysias qui, furieux, les enchaîna et les jeta à la mer.

Aussitôt un ange apparut et les sauva. Le proconsul les fit jeter ensuite dans les flammes d’un grand feu qui se retournèrent contre les bourreaux. Ils furent battus, crucifiés et lapidés en vain. Lysias ordonna alors de les crucifier une nouvelle fois et de les percer de flèches qui se retournèrent contre archers.

Lysias, troublé par ces prodiges, les fit décapiter. J. de Voragine raconte leurs miracles, citant les lieux et les noms des personnages. Canonisés peu de temps après leur mort, pour leur foi inébranlable, leur courage face à la persécution et leur volonté de soigner gratuitement les malades, ils sont célébrés le 26 septembre.

 

Illustration de Côme et Damien

Côme et Damien

Ils sont les patrons des médecins et des pharmaciens. Au Moyen Âge, leurs reliques attiraient de nombreux pèlerins. Une confrérie est fondée par les barbiers-chirurgiens arlésiens en 1445 sous leur vocable, qualifiés d’ « excellents docteurs en médecine et chirurgie ».

Le ms. 159, F.A.B.M.A., propose un acte intitulé Licentia faciendi confratriam pro sirurgicis et barbitonsoribus Arelatis (Licence pour former une confrérie de chirurgiens et de barbiers d’Arles), dans l’exposé des motifs, on y trouve la phrase :

« … proposuerunt et summe affectaverunt commemorationem Beatorum Cosme et Damiani sociorum, qui deo auctore et ejus cooperante divino auxilia, in medicina et arte sirurgie excellentissimi doctores se gesserunt. »

(Ils proposèrent et désirèrent vivement la commémoration des compagnons des bienheureux Côme et Damien, qui, avec Dieu pour auteur et son aide divine, se conduisirent comme d’excellents docteurs en médecine et dans l’art de la chirurgie). Lorsque les saints orientaux Côme et Damien sont vénérés dans différents endroits, ils agissent comme s’ils étaient vivants.

Sainte Rusticule

Marcia, prénommée Rusticule à son baptême, est fille unique. Ses parents, nobles et chrétiens, Valerianus et Clementia, propriétaires de terres entre Séguret et Nyons, sont originaires du territoire de Vaison. À cinq ans elle est enlevée par un noble, Cheraonius, qui désire l’épouser lorsqu’elle sera nubile.

Reliques et reliquaires restaurés de Sainte-Rusticule, Come et Damien, dans l'église de la Major à Arles

Reliquaire de sainte RusticuleSculpture : bois : doré ; inscrit au titre objet de 3.03.1981.

L’abbesse Liliola, du monastère Saint-Jean fondé le 26 août 512 par saint Césaire à Arles, et dont la première abbesse fut Césarée, la sœur de Césaire, la sauve et la prend comme novice grâce à l’intermédiaire de l’évêque Siagrius, et l’intercession du roi Gontran († ca. 592/593).

Ce monastère, érigé sur « l’emplacement d’une première cathédrale probablement déplacée, selon M. Heijmans, au Ve siècle sur le site actuel de Saint-Trophime », a été doté par Césaire de la première règle pour des moniales rédigée pour des femmes et non calquée sur celle des hommes.

Les moniales y pratiquaient l’enseignement pour les petits Arlésiens et les petites Arlésiennes, auxquels elles apprenaient à lire et aussi, éventuellement, à écrire. L’archevêque Ithier et le comte lui rendent en 972 le prestige qu’il avait quelque peu perdu depuis le VIe siècle et il s’appelle désormais couvent Saint-Césaire.

Le comte désigne l’abbesse jusqu’en 1194, nomination qui reviendra à l’archevêque grâce au pape Célestin III. Ce changement d’autorité est important dans la vie politique sinon religieuse de l’époque. Les religieuses, recrutées pour la plupart parmi la noblesse arlésienne, vivent selon la règle de saint Benoît.

D’après sa Vie, Rusticule pratique la prière, la méditation des saintes Écritures et la pénitence. À dix-huit ans, malgré ses réticences dues à son jeune âge, elle en devient la quatrième abbesse. Elle va construire des églises, des autels, le dote de reliques.

Selon M. Heijmans qui évoque le couvent de Saint-Césaire, D’après [sa Vie], elle aurait fait construire plusieurs édifices à l’intérieur de l’enceinte du couvent. Le premier était une église dédiée à la Sainte Croix, mais elle fut aussitôt incitée à en construire une autre, plus grande, où elle plaça les reliques de la Croix,

l’église primitive étant dédiée par la suite à l’archange Michel. À cet endroit, probablement la nouvelle église dédiée à la Croix, elle fit placer sept autels, en l’honneur de la Croix et des archanges Gabriel et Raphaël, puis, après quelques années, de l’apôtre saint Thomas et de saint Maurice, saint Sébastien et saint Pons.

Il s’agit surtout de patronage d’origine orientale, peu répandus en Gaule. Cette même Vie fait apparaître une basilique Saint-Pierre, dont on ignore la date de fondation, mais qui existait encore au Xe siècle. Elle requiert l’aide de sainte Radegonde, épouse du roi Clotaire, le fils de Clovis et qui a probablement séjourné dans le monastère Saint-Jean aux alentours de 570, pour bâtir Prébayon et revenir ainsi au pays.

Prébayon est choisi par des moniales pratiquant la règle de Césaire d’Arles pour installer la première abbaye féminine dans le Vaucluse au début du VIIe siècle. « Germilie, parente de Radegonde, est envoyée par Rusticule qui a obtenu de l’évêque Artemius de l’aider à fonder une abbaye de femmes au Pratum Valicum, au cœur des Dentelles de Montmirail. Cinq jeunes filles nobles l’ont accompagnée »

Mais Clotaire II (dit le jeune, 584-629, roi de Neustrie de 584 à 613, puis des Francs à 613-629) pense qu’elle l’a trahi, l’accusant d’avoir des relations avec les milieux politiques. Après des menaces, il la fait emprisonner puis reconnaît son innocence et la libère.

Elle retourne alors dans son monastère qu’elle fait prospérer. Elle meurt à 77 ans, probablement le 11 août 630 ou 632 (pour la saint Laurent) et est enterrée dans la basilique Sainte-Marie.

 

Illustration de Sainte-Rusticule

Sainte-Rusticule

Sa vie est racontée dans la Vie de Rusticule (Rusticula seu Marcia) (BHL 7405), dont l’auteur est peut-être un contemporain, le prêtre Florentius de Saint-Paul-Trois-Châteaux à la demande de l’abbesse Celsa, conservée dans l’homiliaire-légendier d’Arles du XIVe siècle,

et transmise par deux manuscrits du XVIIe siècle, dont un a été commandé par l’abbesse Jeanne Aldemarie de Saint-Césaire d’Arles qui souhaitait avoir la traduction en français des Vies de saint Césaire et de sainte Rusticule.

Ce manuscrit 68 BnF, lat. 3820, f. 47r-54r.15 contient, après ces traductions, les textes latins de la Vie de Rusticule et d’une oraison versifiée en son honneur. Cette hagiographie utilise des aspects des Vies des évêques Hilaire et Césaire.

Autres reliquaires de Notre-Dame-la-Major

En 1467 par exemple, un prix-fait est passé entre les fabriciens de la paroisse de la Major et un orfèvre : les premiers doivent fournir au second l’argent nécessaire ainsi que l’or destinés aux cheveux de saint Marc. Le contrat prévoit que cette châsse sera faite « dans le genre de celle des Saints Innocents que possède Saint-Trophime ».

La République de Venise a offert à la ville d’Arles une relique de la mandibule de saint Marc car cette dernière avait aidé Venise lors d’une disette. La Major la possède jusqu’à la Révolution. Ne reste comme témoignage de cela que la clé de voûte représentant saint Marc et son lion ailé.

De même, avant 1632, Notre-Dame-la-Major acquit des morceaux de la chasuble de saint Charles Borromée, canonisé en 1610. M. Baudat raconte En 1676 on peut constater une évolution flagrante puisque le contenu (la châsse à l’image du saint primitivement vénéré n’est plus en adéquation avec son contenu.

Soit d’autres reliques ont été ajoutées à celles du saint primitivement conservées. C’est le cas à Notre-Dame-la-Major où la châsse de saint Véran contenait toutes ses reliques auxquelles avaient été adjointes celles des saints Protais et Gervais, et de 11000 vierges !

[…] Soit elles avaient purement et simplement été remplacées par d’autres reliques. C’est le cas à Notre-Dame-la-Major où une châsse de sainte Catherine ne contenait plus de reliques de ladite sainte mais des reliques de saint Denis et d’autres saints.

Le 28 mai 1701, la châsse d’argent de saint Véran est volée, son contenu fut retrouvé dans une prairie le 13 juin suivant « à une mousquetade de la Cavalerie ». Les deux reliquaires, ne sont pas anthropomorphiques, contrairement à d’autres (forme de pied par exemple).

Arles a possédé de très nombreuses reliques à partir du Moyen Âge, compte tenu d’abord du nombre de paroisses, de chapelles, du cimetière des Alyscamps aussi, du fait en outre qu’elle était une étape importante sur le chemin de Compostelle.

Actuellement, les reliquaires sont surtout à Saint-Trophime, mais quelques- uns demeurent encore dans d’autres églises, témoins les deux que vous pouvez voir derrière l’autel, déposés il y a peu et dont madame Forestier va maintenant vous raconter la restauration.

 

Restauration d’Emmanuelle Forestier

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